Résumé

Daubrée Revue des Deux Mondes

Partout se montrent les effets d’une ancienne et vaste oxydation. Ainsi s’explique simplement et expérimentalement le privilège d’ubiquité du péridot : il est en quelque sorte la scorie universelle.
De même qu’une forêt montre d’un seul coup d’œil la vie végétale à tous ses âges, l’univers nous présente des astres à toutes les phases de leur existence, depuis la chaleur et l’incandescence jusqu’à l’état obscur et au refroidissement avancé. Nous venons de voir, en outre, que quelques-uns sont en démolition et que leurs débris se précipitent sur d’autres, auxquels ils restent annexés.
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D’abord apparaît un globe de feu ou bolide, dont l’éclat est assez vif pour illuminer tuute l’atmosphère, lorsqu’il survient la nuit, et, s’il arrive le jour, pour être visible en plein midi. A mesure qu’il approche, sa dimension apparente s’accroît. Il décrit une trajectoire que son incandescence permet d’apercevoir au loin et qui, fait digne de remarque, est très faiblement inclinée à l’horizon.
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Les chutes si nombreuses constatées sur notre globe nous apprennent que le fait, loin d’être une exception, correspond à une sorte de régime habituel. Selon toute vraisemblance, et comme le pensait Descartes, le soleil nous représente aujourd’hui une phase originelle de notre globe. A l’inverse, ce dernier, par son écorce et les antiques évolutions qui y sont clairement enregistrées, nous annonce l’avenir du soleil et de bien d’autres corps célestes actuellement lumineux. Ces deux termes de comparaison permettent à l’homme d’entrevoir l’enchaînement des transformations des astres.
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