Résumé

Alexandre Wiart Mémoires d'un microbe (2e édition… (1882)

Hélas oui, le choléra des poules, non-seulement existe, mais encore le microbe qui en est le générateur est un petit animal bien connu, fort délicat qui, dédaigneux de la levûre de bière, où végète la vulgaire bactéridie, ne se nourrit que de bouillon de muscles de poulet, neutralisé par la potasse. Aristocrate jusqu'au bout des ongles, il croirait manquer à sa dignité s'il frayait jamais avec le cochon d'Inde, mais il pullule avec un merveilleux entrain dans le tube intestinal des gallinacés, se sentant là dans son véritable milieu.
Source : Gallica

Alexandre Wiart Mémoires d'un microbe (2e édition… (1882)

Nous battîmes nos ennemis avec leurs propres armes ; les inoculations, tantôt, avec du sang chargé de bactéridies, ne donnèrent lieu à aucun phénomène particulier, tantôt avec du sang où le microscope ne montrait aucun organisme, entraînèrent la mort de l'animal ; si, après avoir inoculé la pointe de l'oreille d'un lapin, on coupe cette oreille au bout de cinq minutes, l'animal succombe à la septicémie, bien que son sang ne renferme point encore de bactéridies (2) .
Source : Gallica

Alexandre Wiart Mémoires d'un microbe (2e édition… (1882)

Davaine, Pasteur, Académie de médecine, avril 1873.
On leur prouve cependant (1) que la virulence, loin d'être le produit des vibrioniens, des bactéries linéaires, apparaît avant eux dans le sang et subsiste sans eux dans toute sa plénitude ; qu'au moment où la virulence apparaît, le microscope ne montre pas de bâtonnets dans le sang de la circulation générale et n'en fait même souvent pas découvrir avant la mort ; que le sang charbonneux sur l'animal vivant devient contagieux comme celui des animaux septicémiques avant l'apparition des êtres microscopiques
Source : Gallica

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