Résumé

Auguste Éloire La question de l'étiologie du charbon… (1880)

J'ai démontré antérieurement qu'il existait des êtres pouvant vivre, se multiplier et reconstituer leurs germes absolument hors du contact de l'air, c'est-à-dire sans gaz oxygène libre. Ces êtres qui sont les ferments par excellence, empruntent l'oxygène des matériaux dont leur corps est formé à des substances oxygénées toutes faites. La bactéridie charbonneuse n'est point un être de cette nature. Pour vivre et se reproduire elle a besoin d'oxygène à l'état libre, c'est donc un être aérobie qui n'agit point à la manière des ferments proprement dits.
Source : Gallica

Auguste Éloire La question de l'étiologie du charbon… (1880)

L'urine, ai-je dit, neutre ou légèrement alcaline, est un excellent terrain de culture pour la bactéridie; que l'urine soit pure et bactéridie pure, et dans l'intervalle de quelques heures, celle-ci est tellement multipliée, que les longs filaments qui la composent remplissent le liquide d'un feutrage d'aspect cotonneux; mais si, au moment de déposer dans l'urine les bactéridies à titre de semence, on sème en outre un organisme aérobie, par exemple une des bactéries communes, la bactéridie charbonneuse ne se développe pas ou très peu et elle périt entièrement après un temps plus ou moins long.
Source : Gallica

Auguste Éloire La question de l'étiologie du charbon… (1880)

Lorsque l'eau salée demeure stagnante dans les excavations irrégulières qui bordent le rivage et qui n'ont souvent que peu ou point de communication avec la mer, elle constitue des marais salés. Ces marais se peuplent, comme les marais d'eau douce, de végétaux et d'animaux inférieurs; des débris organiques s'y accumulent, fermentent sous l'influence de la chaleur avec une remarquable activité, répandent dans l'air des effluves en abondance. Mais lorsque l'eau salée est reçue dans des bassins préparés à cet
effet dans le but d'obtenir du sel marin, les conditions sont bien changées.
Source : Gallica

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