Le charbon animal, également appelé noir animal, désigne un phénomène pathologique ou un produit issu de processus biologiques, souvent associé à des infections ou à la dégradation d'organismes. Ce concept a été abordé sous diverses perspectives par des auteurs comme Nicolas-Edme Roret, qui le valorise pour sa capacité à préserver la limpidité des solutions photographiques, ou W. Maigne, qui le présente comme un désinfectant plus efficace que le charbon végétal.
Émile Corsin souligne sa nature contagieuse, tandis que Charles Lobligeois et Casimir Davaine examinent son origine dans les tissus animaux ou son apparition spontanée. Jean-Henri Fabre, enfin, le place dans un cycle écologique global, reliant le charbon à la respiration animale et végétale. Ces approches, mêlant médecine, chimie et biologie, révèlent une problématique transversale, à la fois pratique et théorique, qui traverse les disciplines scientifiques du XIXe siècle.