Charles Lobligeois

Résumé

Charles Lobligeois Société protectrice des animaux… (1869)

Le sol peut-il faire naître le sang de rate, non plus par l'influence de sa composition chimique sur la végétation, mais en servant de réservoir, en emmagasinant des miasmes ou des principes délétères?
Le sang peut-il être primitivement empoisonné par des miasmes proprement dits ou des aliments altérés, indépendamment de toute inoculation et d'une contagion quelconque, antérieurement même à la formation d'un autre ferment, celui-ci n'étant alors qu'une sorte de produit de la maladie, et non plus sa cause?
Source : Gallica

Charles Lobligeois Société protectrice des animaux… (1869)

De même que le bûcheron, lorsqu'il exploite une vieille forêt, à l'ombre de laquelle s'était étouffée toute végétation inférieure, voit avec stupeur, courir sur les troncs des arbres sacrifiés les frondes luxuriantes de plantes parasites, dont les germes gisaient ignorés du soleil et par suite inactifs , de même le cultivateur qui, trop pressé de faire tomber sur sa ferme les rayons dorés de la fortune, émonde sans scrupule les branches protectrices de l'hygiène, voit avec terreur germer et poindre tout-à-coup la semence oubliée d'une peste énergique, active et désastreuse.
Source : Gallica

Charles Lobligeois Société protectrice des animaux… (1869)

Cependant le mouton est-il insensible à des miasmes élaborés sous un soleil ardent et moins dilués par l'humidité ? Il est bien singulier que les éleveurs signalent avec un accord presque unanime le danger des parcs et du pacage surtout dans les champs dépouillés de leurs récoltes. Le mouton, le nez en terre, semble brouter la vie à la surface du sol et respirer la mort dans ses émanations. En effet, la terre est fortement imprégnée de résidus putrides soit des vases, soit des fumiers, dans les localités où sont prodigués les engrais, et surtout les engrais liquides.
Source : Gallica

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