Fièvre charbonneuse

Définition et enjeux

Léopold Micé De la fièvre charbonneuse et des moyens d'en préserver les animaux et… (1883)

Si on ouvre le corps des animaux qui ont succombé à la fièvre charbonneuse, on est frappé de la couleur du sang, qui offre dans les artères comme dans les veines la teinte noire qu'il n'a habituellement que dans ces derniers vaisseaux; ce sang est, en outre, épais et visqueux comme de la gelée de fruits; on l'a comparé à de la poix noire en fusion; il communique à tous les organes des nuances sombres; on dirait que la chair de l'animal est cuite. C'est à cette couleur générale des parties solides et du liquide qui les baigne, qu'est dû le nom de charbon.
Source : Gallica

Portrait de Henri Bouley Henri Bouley Muséum d'histoire naturelle. Leçons de pathologie comparée… (1882)

Oui, la science expérimentale a résolu l'étonnant problème de désarmer le charbon de son activité virulente, si dangereuse qu'elle tue, dans la plupart des cas, les animaux qui sont susceptibles de ses effets ; et ce virus, désarmé de ce qu'il y a d'excessif dans sa puissance, n'en a conservé que juste ce qu'il faut pour donner une fièvre charbonneuse modérée, fièvre bienfaisante, on peut le dire, puisqu'elle transmet l'immunité contre une maladie mortelle.
Source : Gallica

Émile Le Roy De la Maladie généralement connue sous le nom de sang de rate… (1866)

En résumé, si les épanchements que nous venons de décrire, si la décomposition rapide, ainsi que l'odeur sui generis, suffisent pour caractériser le charbon, la maladie qui nous occupe, est une affection charbonneuse à un degré quelconque : affection débutant chez les animaux par un empoisonnement général, et se terminant par la mort avant ou au moment de l'apparition des tumeurs; tandis que chez l'homme, en vertu d'une immunité spéciale, les tumeurs extérieures ou l'empoisonnement localisé précèdent toujours la fièvre charbonneuse ou l'empoisonnement général.
Source : Gallica

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