Résumé

Onésine Thomas Le charbon symptomatique du boeuf… (1887)

Mais si on compare l'innocuité relative d'une injection intra-veineuse de 2, 3, 4, 5 centimètres cubes de virus aux conséquences funestes de l'injection d'une seule goutte dans le tissu conjonctif, on est autorisé à conclure ou bien que le microbe s'épuise rapidement dans le milieu sanguin, peu favorable à sa multiplication, ou bien qu'il s'y multiplie, mais que l'endothélium vasculaire le retient en dehors des mailles du tissu conjonctif où il achève son évolution, au sein des tumeurs qui sont presque constamment le prélude de la mort.
Source : Gallica

Onésine Thomas Le charbon symptomatique du boeuf… (1887)

S'il est établi que la virulence normale d'un microphyte nosogène peut s'affaiblir au point de cesser d'être appréciable par les moyens dont nous disposons, nous ne savons pas si elle peut disparaître complètement sans que la mort et la destruction de l'organisme dont elle émane en soient la conséquence. Nous constatons seulement que quelques microbes infectieux, ceux du rouget du porc et du choléra des poules entre autres, peuvent perdre rapidement la virulence qui se traduit par la mort ou la vaccination des animaux inoculés, sans cesser de vivre, de se multiplier en série de générations.
Source : Gallica

Onésine Thomas Le charbon symptomatique du boeuf… (1887)

Doit-on inoculer les adultes et les animaux âgés? Les adultes courent plus de danger que les veaux et beaucoup moins que les sujets compris entre dix mois et trois ans. Ils devront donc passer après ceux-ci. Quant aux animaux âgés, nés et élevés dans un pays infecté, on peut se dispenser de les inoculer. Ils ne contractent plus le charbon spontanément, et plusieurs possèdent une immunité assez forte pour lutter contre une inoculation de virus frais dans le tissu conjonctif intramusculaire.
Source : Gallica

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