Infarctus

Définition et enjeux

Portrait de Theodor Billroth Theodor Billroth,  Éléments de pathologie chirurgicale générale (1868)

“ Si l'embole est indifférent, mais accompagné d'une thrombose complète dans toute l'étendue de l'infarctus, le tissu et le coagulum se réduisent lentement en une bouillie jaune, granuleuse et assez sèche, qui est enkystée tout à l'entour et peut même se calcifier. C'est là ce qui s'appelle l'infarctus jaune, sec. Si l'embole provoque une inflammation septique ou purulente dans toute la partie, l'infarctus se désorganise à son tour par suppuration ou par gangrène; alors il se développe des abcès purulents ou ichoreux. ”
Source : Gallica

Albert Brault,  Études sur la pathologie du rein… (1884)

“ L'étude des infarctus du rein se rattache si l'on veut à celle du rein cardiaque, mais elle n'en est pas une dépendance absolue puisqu'un grand nombre de maladies de coeur évoluent sans jamais présenter cette complication. Si l'on peut considérer les altérations du rein dans les maladies du coeur comme le résultat d'un trouble fonctionnel et d'une rupture d'équilibre entre la circulation artérielle et veineuse, on ne doit regarder l'infarctus du rein que comme un accident. ”
Source : Gallica

Louis Bard,  Précis d'anatomie pathologique (1899)

“ L'hémorragie de l'infarctus reconnaît pour cause déterminante, dans la grande majorité des cas, des embolies émanées du coeur droit ou du système veineux. Mais, d'une part l'embolie n'est pas absolument nécessaire pour la production d'un infarctus hémoptoique diffus ; d'autre part, les embolies ou thromboses des branches de l'artère pulmonaire ne suffisent pas à elles seules à produire des infarctus nodulaires. Il faut pour cela l'influence adjuvante d'une stase prolongée et des altérations vasculaires qui en résultent. ”
Source : Gallica

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