Sergieĭ Petrovitch Botkin

Élements biographiques

Sergieĭ Petrovitch Botkin De la fièvre (1872)

Les mauvaises conditions hygiéniques présentent le meilleur terrain au développement du virus typhique. Une fois que la maladie s'est développée, elle se trouve transportée par le contact du malade par une personne saine à quelques personnes bien portantes, bien qu'elles se trouvent dans les meilleures conditions hygiéniques.
Cette propriété du transport de la maladie d'un individu à un autre varie considérablement dans une seule et même épidémie. Plus les typhiques sont agglomérés, moins ils ont de bons soins; plus la ventilation est insuffisante, plus est grande la faculté d'infection.
Source : Gallica

Sergieĭ Petrovitch Botkin De la fièvre (1872)

Pour baser ce que nous avons dit, nous ne nous regardons pas comme justifiés d'expliquer la fièvre de notre malade comme produite par une tuméfaction aiguë de la rate. On admettrait encore moins un état fébrile qui serait attribué à un processus inflammatoire se passant dans le cerveau ou ses enveloppes. La céphalalgie peut, par elle-même, exister dans chaque état fébrile: de même que le délire et les autres symptômes de l'état typhoïde peuvent se montrer indépendamment des phénomènes inflammatoires qui se présentent dans la cavité crânienne.
Source : Gallica

Sergieĭ Petrovitch Botkin De la fièvre (1872)

Mais si nous n'admettons pas qu'il ait eu personnellement l'occasion de se réunir à des typhiques, il a pu, d'un autre côté, être infecté par des gens sains qui ont eu des rapports avec les malades et ont rapporté l'infection sur eux. En admettant cette facilité dans l'infection par le virus du typhus exanthématique, on doit s'étonner que tous les habitants d'une ville, où règne une épidémie de typhus, ne tombent pas malades. Nous voyons un grand nombre de personnes qui se rencontrent avec des typhiques, et il n'y en a que quelques-unes qui soient atteintes.
Source : Gallica

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