Robert Barnes

Élements biographiques

Robert Barnes,  Traité clinique des maladies des femmes (1876)

“ Si nous nous prononçons sans faire les restrictions que la marche incertaine de la maladie exige, si, aussitôt que nous avons reconnu un cancer, nous déclarons la nature de la maladie, et si nous disons que la malade n'a pas longtemps à vivre, surtout si nous indiquons la limite de son existence, nous commettons une double faute. D'abord, nous attristons inutilement la malade, puis nous exposons notre réputation. Prononcer le mot cancer, et dire que la malade n'a pas longtemps à vivre, c'est prononcer une sentence de mort, sans l'atténuer par aucune lueur d'espoir. ”
Source : Gallica

Robert Barnes,  Leçons sur les opérations obstétricales et le traitement des hémorrhagies ou Guide de l'accoucheur… (1873)

“ L'utérus se déchire lui-même, lorsqu'il tire sur un point fixe, comme lorsque la tête fixe le segment utérin contre l'anneau pelvien ; il n'y a aucune condition semblable dans le coeur. Sans doute, il est des cas où le tissu utérin, affaibli par une maladie, se déchire comme celui du coeur ; mais affirmer qu'il y a une maladie dans tous les cas de rupture, c'est sacrifier les faits sur l'autel de la théorie. ”
Source : Gallica

Robert Barnes,  Traité clinique des maladies des femmes (1876)

“ Voici, selon moi, l'histoire de la physométrie ; un débris placentaire ou un caillot demeure dans l'utérus; l'air pénètre dans l'organe de la manière que je viens d'indiquer; les corps étrangers se décomposent, et ajoutent à l'air venu de l'extérieur des gaz putrides, le col est bouché par le corps solide qui s'applique sur son orifice; il se produit alors nécessairement de la fièvre, souvent de la septicémie et de la péritonite, avec une vive douleur dans l'abdomen. On peut sentir l'utérus au niveau de l'ombilic, au-dessus même quelquefois, et la percussion produit un bruit tympanique. ”
Source : Gallica

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