Fièvre puerpérale

Définition et enjeux

Édouard Auber De la fièvre puerpérale

Simplifier une question, c’est la réduire à ses plus simples éléments et à ses conditions exclusives ; c’est, en ce qui concerne la fièvre puerpérale, indiquer méthodiquement ce qu’elle est et ce qu’elle n’est pas ; c’est la dégager de tous les états morbides qui la précèdent, qui l’accompagnent ou qui la suivent ; en un mot, c’est ne parler que d’elle, en respectant le caractère qui lui est propre.
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Édouard Auber De la fièvre puerpérale

C’est cette altération du sang qui développe la prédisposition puerpérale, l’aptitude, comme l’appelle M. Trousseau, la diathèse, comme l’a nommée M. Beau. Elle explique pourquoi toutes les maladies sont graves chez les femmes en couches, et elle doit servir de base pour le traitement à employer.
La fièvre puerpérale est contagieuse ; elle peut être portée d’une femme à l’autre par les médecins, par les sages-femmes, par les infirmiers ; aussi faut-il prendre les plus grandes précautions pour éviter ce résultat ; la contagion a lieu ou par les doigts ou par les habits.
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Édouard Auber De la fièvre puerpérale

Que la fièvre puerpérale est une fièvre, essentielle lochiale ou laiteuse, non contagieuse de sa nature, mais pouvant accidentellement le devenir sous l’action des causes miasmatiques et infectieuses ; que la fièvre puerpérale est facilement guérissable lorsqu’elle est simple, mais qu’elle est au contraire difficilement curable quand elle est compliquée, et qu’alors il est prudent d’en confier la guérison à la nature, en se contentant de surveiller et de seconder ses efforts.
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