Résumé

Édouard Auber De la fièvre puerpérale

C’est fort bien, mais que va-t-il rester dans l’esprit de ceux qui suivent les débats de l’Académie ? Et surtout que va-t-il rester dans l’esprit des familles qui écoutent, après avoir entendu toutes ces demi-confidences de demi-contagion de la bouche d’un homme si bien informé ? Un vague affreux et un doute plus cruel que la certitude même : cependant rien n’est plus facile à résoudre que cette question bien posée ; voici notre réponse en toute humilité : La fièvre puerpérale franche et légitime n’est nullement contagieuse, toute l’antiquité l’atteste.
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Édouard Auber De la fièvre puerpérale

La fièvre puerpérale est le produit d’un état puerpéral caractérisé par une altération profonde des liquides de l’économie, et notamment par une altération du sang, dont la modification primitive est la cause active de tout le désordre. C’est dans l’économie de la femme en couches, c’est dans l’altération de ses liquides et particulièrement du sang, qu’il faut chercher la cause de l’affection puerpérale. L’altération du sang consiste, d’une part, dans la diminution des globules de fer et de l’albumine, et, de l’autre, dans l’augmentation de la fibrine et de l’eau.
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Édouard Auber De la fièvre puerpérale

« La fièvre, dit-il, est un effort synergique et salutaire ; cet effort consiste dans une réaction générale de l’organisme qui ayant une tendance et un but est, par cela même, une fonction. » Consultons M. Bousquet, un des maîtres les plus savants de l’Académie de médecine ; nous trouverons dans sa Thèse inaugurale cette définition saisissante, frappée au coin de la meilleure philosophie : « La fièvre, comme toute maladie, est une fonction accidentelle qui, semblable à toutes les fonctions, a une durée déterminée et une solution connue qui se manifeste par des signes propres et invariables. »
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