Emily Brontë,
Les Hauts de Hurlevent
(1847)
“ Que j’ai été stupide de m’imaginer un moment qu’elle tenait à l’affection d’Edgar Linton plus qu’à la mienne ! Quand il l’aimerait de toutes les forces de son être chétif, il n’arriverait pas à l’aimer en quatre-vingts ans autant que moi en un jour. Et le cœur de Catherine est aussi profond que le mien : l’auge que voilà aurait autant de peine à contenir la mer que Linton à accaparer toute l’affection de sa femme. Bah ! il lui est à peine un peu plus cher que son chien ou son cheval. Il n’est pas au pouvoir de Linton d’être aimé comme moi : comment pourrait-elle aimer en lui ce qu’il n’a pas ? ”

