Hémorragie utérine

Définition et enjeux

Armand Siredey Traité de gynécologie médico-chirurgicale (1911)

La première chose à faire en présence d'une hémorragie utérine grave, c'est d'immobiliser la malade. On doit l'étendre dans la position horizontale, sans oreiller, sans traversin, la tête et les épaules un peu plus basses que le bassin, les cuisses maintenues fléchies à l'aide d'un coussin placé sous les creux poplités. Il est indispensable qu'elle repose sur un plan résistant, qu'elle ne se lève sous aucun prétexte, qu'elle évite tout mouvement, et s'abstienne même de causer.
Source : Gallica

Marie Schultz Hygiène génitale de la femme, menstruation… (1909)

A la vulve et au vagin, ce sont les plaies qui sont la source la plus habituelle des hémorragies et parfois aussi des ulcérations.
Au niveau de l'utérus, en dehors de la puerpéralité, qui amène des hémorragies fréquentes, les trois causes principales d'écoulement sanguin sont : le cancer, la tumeur fibreuse et l'inflammation (endométrite hémorragique) . Les maladies du voisinage, par exemple la salpingo-ovarite, les tumeurs des trompes et des ovaires, peuvent également être une cause d'hémorragie utérine.
Source : Gallica

Alfred Auvard Traité pratique de gynécologie par le Dr A. Auvard… (1894)

Hémorragie intra-péritonéale (sans hématocèle) .
Si une femme, à la suite d'une douleur abdominale plus ou moins vive, présente de l'affaiblissement, bientôt des syncopes, refroidissement des extrémités, accélération considérable du pouls, distension de l'abdomen, en un mot, tous les symptômes d'une hémorragie interne grave, quels que soient les antécédents de cette femme, le diagnostic d'hémorragie intrapéritonéale s'impose ; la cause habituelle en est la rupture d'une grossesse extra-utérine.
Source : Gallica

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