Néphrectomie

Définition et enjeux

Maurice Reynaud,  Contribution à l'étude de la tuberculose rénale et de son traitement par la néphrectomie (1906)

“ La néphrectomie secondaire est, en effet, plus dangereuse ; ses suites sont plus longues, et le malade n’en retire pas tout le soulagement qu’il était en droit d’espérer. Cette opération est le complément habituel d’une néphrotomie ou d’une néphrectomie partielle, mais le chirurgien opère alors en tissu déjà modifié. Pendant l'intervalle qui sépare la première intervention de la néphrectomie, la vessie a pu se laisser envahir et la résistance de l’organisme a pu diminuer. On a donc perdu du temps, ce qui rend la guérison moins rapide et, très souvent, problématique. ”
Source : Gallica

Georges Michaux,  Les Néphrites chroniques hématuriques… (1900)

“ Si l'on trouve des lésions reconnues à l'heure actuelle, comme incurables par d'autres moyens que la suppression du rein, faire la néphrectomie.
Si l'on ne trouve pas de lésions, ou si ces lésions sont minimes et qu'on puisse espérer les voir disparaître à la suite d'une simple incision, ne pas aller plus loin et garder comme curative la néphrotomie exploratrice déjà faite.
”
Source : Gallica

Portrait de Paul Fürbringer Paul Fürbringer,  Traité des maladies des organes génito-urinaires… (1892)

“ La néphrotomie a toutefois ses inconvénients. Elle est souvent suivie de fistule persistante, 10 fois sur 26, soit 1 sur 2 1/2 (HARTMANN, Gaz. des hôp., 1888, p. 21) ; elle nécessite un traitement long et prolongé. D'autre part, en choisissant ses cas, on peut obtenir une diminution considérable dans la mortalité de la néphrectomie. K. Thornton, sur 25 opérations, n'a que 5 morts, soit 20 %. Aussi H. Morris, il y a quelques années encore, partisan de la simple incision avec drainage lombaire, accepte-t-il la néphrectomie
Pyélite et pyélonéphrite.
”
Source : Gallica

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