Hypertrophie

Définition et enjeux

Jules Béclard,  Traité élémentaire de physiologie humaine… (1880-1884)

“ L'hypertrophie ou l'atrophie, qui surviennent partiellement dans certains organes et dans certains tissus, sont aussi des indices non équivoques d'accroissement et de décroissement, c'est-à-dire la conséquence, soit d'un excès de fixation, soit d'un excès de départ de matière. Quand l'homme ou l'animal adultes se maintiennent à l'état d'équilibre, les substances qui entrent et celles qui sortent sont sensiblement égales en quantité. ”
Source : Gallica

La pratique neurologique (1911)

“ Quoi qu'il en soit, l'hypertrophie vraie préatrophique, partielle ou totale, est rare, alors que la pseudo-hypertrophie est très fréquente : elle a pourtant été constatée nettement, cliniquement et anatomiquement, dans les cas d'Erb, Barsikow, Westphal, Hitzig, etc.
Cette rareté de l'hypertrophie vraie cliniquement constatable, opposée à la constance de l'existence de fibres d'un volume énorme dans les muscles en voie d'atrophie, s'explique par le fait que l'hypertrophie est pour chaque fibre musculaire un état transitoire, c'est la première phase de l' évolution atrophique.
”
Source : Gallica

Vladimir Valerianovich Podvisotski,  Pathologie générale et expérimentale… (1901-1905)

“ En soi, les actes d'atrophie et d'hypertrophie ne sont pas des phénomènes totalement étrangers à l'anatomie et à la physiologie cellulaires normales ; des organes devenus inutiles s'atrophient, et d'autres s'hypertrophient, dont l'activité physiologique s'accroît. Ce qui dessine le caractère pathologique de ces processus, c'est leur mode d'apparition intempestif et déplacé, leur localisation, leur intensité, leur nocivité. ”
Source : Gallica

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