Résumé

Ernest Auburtin Recherches cliniques sur les maladies du coeur… (1856)

En examinant un malade, si l'on trouve un souffle rude et râpeux, pense-ton qu'il est indifférent de savoir s'il se passe à l'extérieur, c'est-à-dire dans le péricarde, ou à l'intérieur? Il s'en faut bien que la gravité soit la même dans l'un et l'autre cas.
Nous avons déjà dit que l'anatomie pathologique, clef de voûte de la médecine, ne pouvait cependant nous révéler tout ; il existe pour le coeur, comme pour les autres organes, des maladies qui ne laissent à leur suite aucun caractère anatomique sensible.
Source : Gallica

Ernest Auburtin Recherches cliniques sur les maladies du coeur… (1856)

Tout le monde sait combien il est fréquent d'observer l'hypertrophie d'un organe qui a été longtemps le siège d'un travail inflammatoire : les amygdales, les seins, les testicules, etc.; mais le plus souvent cette lésion n'affecte pas le siège même de l'inflammation. Elle envahit les extrémités articulaires à la suite d'un travail inflammatoire prolongé des synoviales, c'est à la suite d'une inflammation chronique de la membrane muqueuse que les fibres musculaires de l'estomac, de l'intestin, de la vessie, s'hypertrophient. Voyons maintenant ce qui se passe pour le coeur.
Source : Gallica

Ernest Auburtin Recherches cliniques sur les maladies du coeur… (1856)

Maintenant que nous avons une idée exacte des deux mouvements du coeur, il importe d'étudier l'ordre dans lequel ils s'exécutent ; c'est ce qui constitue le rhythme de cet organe.
Pour cette étude, on ne peut prendre indifféremment le point de départ où l'on veut ; nous avons quelquefois cherché en vain à commencer par la systole de l'oreillette, mais tout est confusion ; il faut, pour comprendre quelque chose à la révolution du coeur, commencer son étude au moment de la systole ventriculaire. L'ordre suivant lequel s'exécutent les mouvements a été bien décrit par Haller et M. Magendie.
Source : Gallica

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