Systole ventriculaire

Définition et enjeux

Mathias Duval,  Anatomie et physiologie animales (1892)

“ On se rend compte du choc du cœur en se rappelant les changements de forme et de consistance que le ventricule subit au moment de la systole : de l'état de relâchement il passe à celui de contraction; il presse avec force sur son contenu pour le faire pénétrer dans l'arbre artériel qui renferme déjà du sang sous une tension assez forte. Même lorsque la poitrine d'un animal est ouverte, et qu'on saisit son cœur à pleine main, on sent sur toute sa surface se produire ce changement de consistance qui coïncide avec la systole ventriculaire. ”
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand Laulanié Ferdinand Laulanié,  Éléments de physiologie (1900-1902)

“ Effets de la systole ventriculaire. — La contraction des ventricules est, avons-nous vu, très puissante. Le sang pressé dans toutes les directions tend à s'échapper par tous les orifices ouverts devant lui. Mais du côté de l'orifice auriculo-ventriculaire, les valvules mitrale et tricuspide, sollicitées par la pression soudainement accrue, se soulèvent, s'affrontent par leurs bords et empêchent le sang de rétrograder. ”
Source : Gallica

Albert Lefèvre,  De l'aspiration propre du coeur (1884)

“ Pendant le temps qui coïncide avec la systole ventriculaire, la pression reste basse dans l'oreillette, quoique l'afflux du sang veineux s'y fasse librement, et parfois même, c'est à la fin de la systole ventriculaire que la pression auriculaire est au plus bas. Si bien que l'on est alors en présence de ce fait, en apparence contradictoire : pendant la systole du ventricule, la pression baisse d'autant plus dans l'oreillette que celle-ci se remplit davantage. ”
Source : Gallica

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