Résumé

Aristide Le Dantec Du Retard du pouls sur le choc de la pointe du coeur dans les sténoses mitrales (1898)

On ne perçoit que l’ébranlement systolique, et on ne trouve pas d’autre retard du pouls que le retard vrai, physiologique, à peine perceptible.
Que faut-il pour que le retard apparaisse? Il faut que l’impulsion présystolique augmente, et que l’ébranlement systolique diminue.
Toutes causes provoquant l’abaissement de la pression ventriculaire, l’élévation de la pression auriculaire, l’atrophie du ventricule, l’hypertrophie de l’oreillette, devront donc réaliser cette prédominance de l’impulsion présystolique sur l’ébranlement systolique.
Source : Gallica

Aristide Le Dantec Du Retard du pouls sur le choc de la pointe du coeur dans les sténoses mitrales (1898)

La théorie de M. Potain sur le choc de la pointe a été très vivement combattue par les physiologistes. Ceux-ci se refusent à admettre que la systole auriculaire puisse transmettre au ventricule une impulsion perceptible à la pointe. Aussi déclarent-ils ne pas percevoir ce choc présystolique, ne jamais sentir de double choc.
Il n’est pas douteux que, sur un sujet normal, il soit impossible de percevoir l’ébranlement présystolique. Bien plus, il n y a rien d étonnant à ce que le choc présystolique le plus évident ne soit pas perçu par l’observateur non prévenu.
Source : Gallica

Aristide Le Dantec Du Retard du pouls sur le choc de la pointe du coeur dans les sténoses mitrales (1898)

De plus, « si Ton applique la main sur la pointe du coeur chez un sujet atteint de rétrécissement mitral, on sent très distinctement un frémissement qui remplit tout le grand silence, se renforce à la fin et se termine tout à coup par l’ébranlement brusque que produit le claquement valvulaire ». Les valvules, s’abaissent à la moindre pression et, pour M. Potain, leur chute marque exactement le début de la systole ventriculaire.
Source : Gallica

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