Choc cardiaque

Définition et enjeux

Paul Chavernac Accidents du travail, guide pour l'évaluation des incapacités (1913)

Un choc violent dirigé sur une autre partie du corps, une chute d'un lieu un peu élevé, ou tout autre traumatisme portant sur n'importe quelle partie du corps peuvent déterminer des accidents cardiaques plus ou moins soudains et plus ou moins graves. L'effort est une seconde cause des plus communes de décompensation cardiaque : un effort continu, prolongé, insolite, peut aboutir à la dilatation aiguë du coeur, au coeur forcé. Les accidents peuvent constituer la première manifestation d'une débilité cardiaque liée à une lésion latente du muscle ou des orifices cardiaques.
Source : Gallica

Auguste Baurrier De la valeur séméiologique de l'hypertrophie du coeur dans le rétrécissement mitral… (1902)

Le choc cardiaque est violent, bien localisé; la palpation large donne nettement l'impression d'un choc en dôme ; il existe aussi un frémissement prolongé et rude. Les battements cardiaques sont rapides, violents, et il y a des intermittences nettes que perçoit le malade.
Auscultation. — A la pointe même, il existe un souffle systolique rude se propageant vers l'aisselle; un peu audessus de la pointe, souffle très prolongé. Dédoublement du second bruit constant et nettement perceptible.
Source : Gallica

Victor-Alexandre Racle Traité de diagnostic médical..… (1878)

Une saignée, en opérant une déplétion du système circulatoire, permet au coeur de se contracter plus efficacement, de lutter, contre l'obstacle formé par l'accumulation du sang, et le choc se reproduit. Tous les jours dans les cliniques on voit de ces cas où le coeur semble se dégager, où ses mouvements se rétablissent, son choc se prononce : on dit alors que la circulation se régularise, que l'engouement cardiaque disparaît.
Source : Gallica

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