Pression veineuse

Définition et enjeux

Joseph Piante,  De l'entrée de l'air dans les veines pendant les opérations gynécologiques (1903)

“ La force d’aspiration thoracique, qui n’est qu’une force négative, a pour effet unique de diminuer la pression veineuse. Lorsque celle-ci devient inférieure à la pression atmosphérique, cette dernière, ne trouvant plus une résistance égale, amène immédiatement l’affaissement du vaisseau qui refoule le sang, jusqu’à ce que celui-ci se retrouve sous une pression égale à la pression atmosphérique. ”
Source : Gallica

Maurice Arthus,  Précis de physiologie (3e édition… (1908)

“ La pression dans une veine est la résultante de causes agissant en sens inverse : de causes positives (pression cardiaque et compression exercée sur les veines à valvules) et de causes négatives (résistances à l'écoulement du liquide par frottement, pesanteur, etc.) , toutes causes dont la grandeur varie d'un organe à 1 autre.
La pression veineuse se mesure avec des manomètres très analogues à ceux employés pour mesurer la pression artérielle. Mais
il faut brancher ces manomètres sur la veine, au moyen d'un tube en T, pour ne pas interrompre la circulation dans la veine.
”
Source : Gallica

Jules Béclard,  Traité élémentaire de physiologie humaine… (1880-1884)

“ Lorsque la compression fait équilibre à la tension veineuse, toute pulsation artérielle est supprimée, l'afflux du sang dans les cavités cardiaques est donc singulièrement troublé quand la pression exercée à l'extérieur du cœur fait équilibre à la pression veineuse. Le cœur a si peu une action aspiratrice propre qu'il peut à peine reprendre sa capacité diastolique quand on exerce sur lui la faible pression de la tension veineuse, ou ce qui est la même chose, quand on annihile la tension veineuse dans les cavités du cœur. ”
Source : Gallica

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