Hémorroage

Définition et enjeux

François Jacoulet Guide du médecin praticien, aide-mémoire de médecine… (1913)

C. CONTUSION AVEC RUPTURE D'UN VISCÈRE, SUIVIE D'HÉMORRAGIE INTERNE. — L'hémorragie est violente, mortelle, s'il s'agil de la rupture d'un gros vaisseau ; elle est abondante, s'il s'agit d'une plaie du foie, de la rate, du rein ; dans ce dernier cas, il y a hématurie et quelquefois des coliques dues à l'expulsion
d'un caillot. On observe tous les signes de l'hémorragie interne : pouls petit, rapide, dépressible, hypothermie; soif vive, pâleur des téguments et des muqueuses.
Source : Gallica

Portrait de Leonard Landois Leonard Landois Traité de physiologie humaine… (1893)

Plus l'hémorrhagie est rapide, plus elle est dangereuse. Les hémorrhagies considérables s'accompagnent d'ordinaire de pâleur générale et de refroidissement de la peau, d'angoisse, de prostration, d'obnubilation de la vue, de bourdonnements d'oreille, de vertige et de syncope. La dyspnée, l'arrêt des sécrétions glandulaires, la perte complète de la connaissance, et bientôt la dilatation des pupilles, l'émission involontaire de l'urine et des matières fécales et enfin les convulsions générales sont les signes précurseurs certains de la mort dans les hémorrhagies foudroyantes.
Source : Gallica

Paul Soubeyran Petite chirurgie et pratiques spéciales courantes (1908)

L'hémorragie, qui résulte le plus souvent d'une hémostase imparfaite, sera interne si le sang s'épanche dans une cavité de l'organisme telle que le péritoine : le facies pâlit, l'état général s'affaiblit, le pouls devient fréquent et petit; il faut se hâter d'enlever les sutures, de rouvrir la plaie et d'aller mettre une pince et un fil sur le vaisseau qui donne. L'hémorragie externe se traduit par l'écoulement du sang dans le pansement qui rougit
Source : Gallica

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