Résumé

Léon Gosselin Leçons sur les hémorrhoïdes, par L. Gosselin… (1866)

Les choses ne se passeraient pas ainsi, s'il n'y avait autre chose que des varices, et un tissu analogue à celui des hémorrhoïdes externes. On sentirait encore, après la réduction, de petites tumeurs; on pourrait les saisir avec le doigt. Au contraire, il n'y a plus rien que la muqueuse très-légèrement soulevée par le développement de ses veinules, mais sans tumeur réelle.
Tout s'explique donc ainsi : pendant qu'elles étaient en prolapsus, les varices étaient gorgées de sang ; une fois réduites, elles se désemplissent, et se réduisent à un volume insignifiant.
Source : Gallica

Léon Gosselin Leçons sur les hémorrhoïdes, par L. Gosselin… (1866)

Les hémorrhoïdes sont des tumeurs formées par la dilatation des veines du rectum. Elles s'ouvrent et projettent du sang pendant la défécation. Rien à dire contre ces propositions, dont notre définition même atteste l'exactitude.
Mais il n'en est pas de même des suivantes :
Les hémorrhoïdes sont dues à la fixation de la bile ou du phlegme dans les veines du rectum (1) .
Ceux qui ont des hémorrhoïdes n'ont ni pleurésie ni péripneumonie (2) .
Les varices ou hémorrhoïdes qui surviennent aux mélancoliques et à ceux qui sont travaillés de maux de reins, leur sont bonnes et utiles (3) .
Source : Gallica

Léon Gosselin Leçons sur les hémorrhoïdes, par L. Gosselin… (1866)

Ce serait une erreur que de considérer ces hémorrhoïdes-là comme salutaires. Elles ne sont même pas indifférentes. En admettant qu'elles ne finissent pas par abréger la vie, elles l'attristent du moins par une véritable infirmité.
Il est vrai qu'avec le temps et l'âge cette infirmité s'amoindrit. Le prolapsus devient moins gênant quand il a duré plusieurs années; il rentre de plus en plus aisément, soit parce que le sphincter est devenu de moins en moins résistant, soit parce que la sensibilité du sujet a été émoussée par les années.
Source : Gallica

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