Résumé

Joseph Piante De l'entrée de l'air dans les veines pendant les opérations gynécologiques (1903)

Quel que soit le point de l’entrée de l’air dans les veines, à l’autopsie c’est dans le coeur droit que l’on observe, d’une façon constante, la présence de l’air. Chez un animal, mort par l’entrée de l’air dans les veines, on trouve, en effet, l’oreillette et le ventricule droits gonflés, pour ainsi dire, d’air et, si l’on pratique leur ouverture, on voit sortir ordinairement, tantôt un sang finement aéré, un sang spumeux, tantôt de grosses bulles d’air non mélangées de sang.
Source : Gallica

Joseph Piante De l'entrée de l'air dans les veines pendant les opérations gynécologiques (1903)

La force d’aspiration thoracique, qui n’est qu’une force négative, a pour effet unique de diminuer la pression veineuse. Lorsque celle-ci devient inférieure à la pression atmosphérique, cette dernière, ne trouvant plus une résistance égale, amène immédiatement l’affaissement du vaisseau qui refoule le sang, jusqu’à ce que celui-ci se retrouve sous une pression égale à la pression atmosphérique.
Source : Gallica

Joseph Piante De l'entrée de l'air dans les veines pendant les opérations gynécologiques (1903)

Au cours de l’opération, faite par M. le chef de clinique Delore, 1 interne chargé de la surveillance de l’anesthésie, annonce brusquement que le pouls n’est plus perceptible. Le respiration est arrêtée, les bruits normaux du coeur sont remplacés par un murmurelointain, une sorte de glou-glou qui s’éteint lui-même rapidement. Tous les soins donnés en pareil cas sont aussitôt prodigués à l’opérée, ils restent sans effet, et l’autopsie démontre nettement, le lendemain, que la malade a succombé à une entrée de l’air par l’une des veines péri-utérines.
Source : Gallica

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