Albert Lefèvre

Résumé

Albert Lefèvre De l'aspiration propre du coeur (1884)

Nous avons vu que si l'on renferme dans un vase un cœur de tortue et que l'on y juxtapose un poumon artificiel, chaque systole ventriculaire, s'accompagnant d'une diminution de volume, sera cause d'une expansion dans l'oreillette et le poumon artificiel. Cette expérience résume la théorie de Mosso et de Brücke.
Nous savons que l'aspiration auriculaire reconnaît une tout autre cause, puisque si l'on ouvre la poitrine, elle n'en persiste pas moins.
Source : Gallica

Albert Lefèvre De l'aspiration propre du coeur (1884)

Comme formule générale de l'action du cœur on peut donc revenir à l'idée ancienne : le cœur est à la fois une pompe aspirante et foulante, et chose remarquable, le même coup de piston produit en même temps le refoulement et l'aspiration. La réalité de cette double action nous est rendue évidente par les courbes nombreuses que M. Chauveau a mis à notre disposition. Dans certains cas, par l'exagération même de cette aspiration, le phénomène, qu'on nous passe l'expression, sautait vraiment aux yeux et on aurait pu aisément se passer de l'inscription de la courbe.
Source : Gallica

Albert Lefèvre De l'aspiration propre du coeur (1884)

On voit et on enregistre les expansions que subit ce poumon à chaque aspiration que crée autour de lui le ventricule en se vidant : ceci montre d'abord l'effet pulmonaire de l'évacuation ventriculaire. — On enlève ensuite le poumon artificiel et on ferme l'orifice inférieur du bocal : dans ces conditions tout l'effort aspiratif du ventricule se vidant est reporté sur l'oreillette qui cède comme avait cédé le poumon : on peut constater l'énorme expansion qu'elle subit à chaque systole ventriculaire
Source : Gallica

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