Résumé

Joannis Milliet De l'Air comprimé au point de vue physiologique… (1856)

Mais qui n'a pas ressenti cette pesanteur générale , cet accablement profond qui s'empare de nous ; lorsque le temps est lourd et chaud ? la pression atmosphérique a baissé, et si l'abaissement est marqué nos poitrines sont oppressées. Le pain de vie, l'air atmosphérique parait nous échapper, les forces nous font défaut, notre énergie s'abat, la peau est chaude, le pouls vibrant, plein, la tête lourde et les travaux pénibles ; tout ce qui respire autour de nous, animaux et plantes, est accablé , flétri.
Source : Gallica

Joannis Milliet De l'Air comprimé au point de vue physiologique… (1856)

En étudiant l'action de l'accroissement de la pression sur la fonction de la respiration en général, il faut tenir compte de la double action de l'air comprimé sur ces deux ordres de faits. En ce qui concerne le conflit de l'air et du
sang sur l'organisation entière, molécule à molécule, il est bien évident qu'en contraignant l'organisme à s'accommoder à ce nouveau milieu, à mesure que l'équilibre de pression s'établit, la quantité du fluide aérien qui pénètre jusqu'à la trame de nos tissus augmente en proportion directe de la condensation.
Source : Gallica

Joannis Milliet De l'Air comprimé au point de vue physiologique… (1856)

Dans ce que nous allons dire de l'influence de l'air comprimé sur l'organe spécial de la respiration il ne sera question que des phénomènes mécaniques de cette fonction.
Le vide qui se forme pendant la dilatation de la poitrine attire l'air extérieur d'autant plus que la pression extérieure est plus faible, aussi dans l'air comprimé le besoin de l'inspiration est-il moins impérieux, de même qu'il l'est plus dans l'air raréfié. Le retour des longues inspirations que nous produisons dans l'air ordinaire est plus éloigné ou n'existe pas.
Source : Gallica

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