Denis Jourdanet,
L'air raréfié dans ses rapports avec l'homme sain et avec l'homme malade
(1862)
“ Pour un moment, en effet, pendant que le vide s'opère, un peu d'excitation se remarque chez nos malades. C'est qu'alors le poumon se livre à une lutte insolite. L'acide carbonique qui se dégage en excès demande aux lois de l'endosmose normale une part égale d'oxygène que les lois physiques lui refusent. Mais peu à peu l'équibre s'établit entre l'air extérieur et les gaz de nos organes, et la densité nouvelle de l'oxygène faite par nos appareils s'équilibre elle-même avec la sensibilité de nos malades qui s'y trouvent au milieu d'un élément plus approprié à leurs besoins physiologiques. ”
