Résumé

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 avril 1875

Certes les événemens, comme les morts de la ballade allemande, vont vite dans notre siècle. Il n’y a pas plus de quinze ans, l’Autriche quittait à peine Milan, elle était encore à Venise, mal résignée à sa défaite de la veille, défendant pied à pied sa domination historique au-delà des Alpes. L’Italie, toute frémissante d’un premier succès conquis avec l’aide de la France, ne voulait plus s’arrêter dans sa révolution nationale.
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Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 avril 1875

On se trompe singulièrement si on croit que la France songe à faire figure dans ce drame ; elle n’y est pour rien, elle le suit tout simplement avec intérêt, comme on suit du regard un spectacle curieux et peut-être prévu. M. de Bismarck est de la race des dominateurs qui ne souffrent pas la dissidence. Qu’il s’en doute ou qu’il ne s’en doute pas, il recommence à sa manière le blocus continental, décrété, par une étrange ironie, à Berlin même. Napoléon voulait imposer à tout le monde, même aux neutres, sa politique contre l’Angleterre.
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Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 avril 1875

La France n’a pas pour le moment de politique plus sûre que de garder son sang-froid, de laisser passer tous les bruits sans les dédaigner et sans les prendre trop au sérieux, en restant tout simplement fidèle à cette sagesse qui est pour elle une nécessité, qu’elle est obligée de pratiquer d’abord dans ses affaires intérieures pour mieux la pratiquer ensuite dans ses relations avec le monde.
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