Résumé

O. d’Haussonville M. de Cavour et la crise italienne

Je ne suis pas opposé à ce que l’armée italienne du roi Victor-Emmanuel entre à Rome, non pas que je reconnaisse à ce roi privilégié, après tant d’autres capitales qu’il a déjà conquises, le droit de s’emparer pour son bon plaisir de cette capitale de toutes les capitales de l’Italie ; mais je suis convaincu que les Romains souhaitent les Piémontais de tout leur cœur, et déjà les auraient appelés, si nous n’étions pas là pour l’empêcher. Pour moi, étant donné l’origine et la nature de notre gouvernement, cela change tout. Notre gouvernement ne relève pas apparemment du droit divin
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O. d’Haussonville M. de Cavour et la crise italienne

LA CRISE ITALIENNE
Le Comte de Cavour, récits et souvenirs, par M. W. de La Rive. Paris, 1862. La crise que traverse aujourd’hui l’Italie peut affliger, mais ne saurait, à vrai dire, surprendre personne. Voici longtemps que les esprits réfléchis la sentaient venir, et depuis quelques mois elle était devenue à peu près inévitable. Pourquoi a-t-elle si vite éclaté ? Comment l’heure fatale des épreuves a-t-elle sonné si tôt pour cette œuvre laborieuse et compliquée de l’unité italienne ?
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O. d’Haussonville M. de Cavour et la crise italienne

À mes yeux, il importe au temps où nous vivons, temps égoïste, positif et de doctrines assez relâchées, qu’il n’y ait pas une seule autorité morale dans ce bas monde qui ne vienne secourir notre défectueuse et faible humanité dans la lutte incessante qu’il lui faut livrer contre l’erreur, contre l’iniquité et contre l’oppression, en faveur de la vérité, de la justice et de la liberté. Et quelle autorité morale plus grande sur la terre que celle, de cette vieille église catholique perdue dans la nuit des siècles, dont les préceptes sont si beaux et la doctrine si puissante ?
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