Louis Gigaud de Saint Martin

Résumé

Louis Gigaud de Saint Martin Recherches expérimentales sur la respiration… (1893)

J'attire l'attention des experts sur l'erreur qu'on peut commettre en examinant dans un vase ouvert à l'air, tel qu'un tube à essai, le sang suspect additionné d'une faible quantité de sulfure ammonique. En opérant dans ces conditions, que l'on trouve recommandées dans certains ouvrages dus pourtant à des savants autorisés, on s'expose à conclure à la présence de l'oxyde de carbone dans du sang qui en est absolument exempt. Avec tous les réducteurs, sauf l'hydrosulfite de soude, l'emploi d'une cuve entièrement remplie du liquide à examiner, et bouchée hermétiquement, s'impose absolument.
Source : Gallica

Louis Gigaud de Saint Martin Recherches expérimentales sur la respiration… (1893)

L'oxygène chasse en effet l'oxyde de carbone même à 0°., et beaucoup plus rapidement à 38°.
Ce dernier gaz n'est pas transformé en acide carbonique, car si par un courant suffisamment prolongé d'oxyde de carbone on élimine complètement du sang toute trace de GO2, et qu'on le fasse ensuite traverser par un courant d'oxygène ou d'air bien exempt d'acide carbonique, aucune trace sensible de CO2 n'est éliminée en une heure, même à 37°, tandis que pendant ce temps l'hémoglobine oxycarbonée est convertie pour la plus grande partie en oxyhémoglobine.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature