Paul-Alphonse Grandin

Résumé

Paul-Alphonse Grandin Les anesthésiques,... (1874)

Dans la respiration normale, pour qu'il y ait échange possible entre l'oxygène de l'air et l'acide carbonique contenu dans le sang, échange indispensable à l'entretien de la vie, il est nécessaire que ces gaz soient très inégalement répandus dans les deux atmosphères en présence, c'est-à- dire dans le sang et dans l'air atmosphérique. S'il en est autrement, tout échange devient impossible.
Source : Gallica

Paul-Alphonse Grandin Les anesthésiques,... (1874)

Un hasard heureux met d'abord entre ses mains le protoxyde d'azote dont les effets merveilleux allaient étonner le monde entier. Ayant respiré ce gaz, il éprouve une sensation de bien-être indéfinissable, puis se fait sentir un besoin d'agir irrésistible, et enfin, sans cause, il s'abandonne aux éclats de rire les plus bruyants. Emerveillé de sa découverte, Davy pense aussitôt
qu'un pareil modificateur pourrait bien n'être pas sans influence sur la sensibilité, et, en effet, soumis à l'influence de cet agent, il supporte l'avulsion d'une dent sans douleur.
Source : Gallica

Paul-Alphonse Grandin Les anesthésiques,... (1874)

Si, au contraire, le sang a été saturé d'oxyde de carbone, -et c'est ce qui arrive forcément par la méthode des inhalations, ce gaz forme avec l'hemoglobine une combinaison qui, en raison de sa stabilité et de l'extinction de la vitalité du globule, ne se décomposant plus, ne peut pas être éliminée et entraîne forcément la mort. Or, de tous les gaz absorbés par l'hémoglobine, l'oxyde de carbone est, comme l'a démontré le savant professeur, celui qui l'est avec la plus grande énergie.
Source : Gallica

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