Chloral hydrate

Définition et enjeux

Michel Bignon Du chloral hydraté

Nous ne saurions aller plus loin sans établir le dédoublement du chloral en chloroforme et acide formique.
Si rien n’est plus facile que d’observer dans un verre à expérience la métamorphose du chloral au contact de la potasse et de la soude ou de leurs carbonates, il n’en est pas de même dans le sang. Chez les animaux soumis à l’influence du chloral, on ne peut percevoir l’odeur du chloroforme ni dans les produits respiratoires, ni dans leur sang.
Source : Wikisource

Michel Bignon Du chloral hydraté

Purification du chloral Le chloral brut, tel qu’il sort des cornues, est souillé de matières étrangères qui le rendent impropre aux usages thérapeutiques. Pour le purifier, les moyens ne manquent pas ; le plus simple consiste à le traiter à chaud, dans une cornue, par l’acide sulfurique. Une couche huileuse ne tarde pas à se séparer de la masse en ébullition et à surnager ; comme il se fait un fort dégagement de chaleur, il est prudent de refroidir constamment la cornue. La masse noircit, les produits gazeux se détruisent et disparaissent peu à peu ; le chloral seul reste inattaqué.
Source : Wikisource

Michel Bignon Du chloral hydraté

Le cerveau, le cervelet, la moëlle épinière sont fortement injectés ; les muscles sont si vascularisés qu’ils sont rutilants.
En présence de tels résultats, M. Demarquay croit pouvoir conclure que l’hydrate de chloral : 1o n’est pas anesthésique ; 2o ne se dédouble pas et s’élimine en nature par les voies respiratoires. C’est outrepasser les résultats de ses expériences. Il eut été plus exact de dire que l’hydrate de chloral produit de l’excitation et que l’air expiré est empreint de son odeur, ce qui indique qu’il s’en échappe par cette voie.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature