Résumé

Joseph Guillemin Le chef-d'oeuvre humain : étude médico-philosophique (1909)

Il y a pour devenir tuberculeux des conditions que nous ignorons complètement. Le bacille de Koch, pas plus que les autres, n'est livré au hasard d'une rencontre. Il a ses mœurs, ses besoins, sou genre de vie, comme tout parasite. Il ne vit et ne se développe que dans des conditions déterminées et précises. Nous les ignorons totalement parce que dans cette maladie, plus même que dans les autres, nous ignorons ce qui diminue l'organisme et ce qui en même temps exalte la virulence du microbe ; ce qui, en un mot, constitue l'essence même de la maladie.
Source : Gallica

Joseph Guillemin Le chef-d'oeuvre humain : étude médico-philosophique (1909)

Enfin, pour clore la série de merveilles qui entourent l'avènement de l'enfant, jetons un coup d'œil rapide sur l'accouchement.
La mère a donné, au bout de neuf mois environ, à l'enfant qu'elle porte son maximum de vitalité. Il est mûr pour la vie. Il va éclater de l'enveloppe qui l'emprisonne et commencer à vivre sa propre vie. Pour cela, pourquoi l'utérus n'entre-t-il en contraction qu'au jour voulu ?
Est-ce l'organisme maternel qui a senti que l'enfant pouvait se passer de lui et qui le chasse ?
Source : Gallica

Joseph Guillemin Le chef-d'oeuvre humain : étude médico-philosophique (1909)

La lutte est plus faible? Mais il se trouverait pourtant des cas où l'organisme sortirait vainqueur, ce qui ne s'est jamais vu, alors que le jeune vieillard existe partout, qu'on le rencontre à chaque pas dans la vie.
Et, quand pour des raisons, que nous ignorons d'ailleurs parfaitement, le cancer se développe chez l'enfant, où tout agent pathogène trouve une lutte ardente, pourquoi, ici aucune fièvre, aucun frisson n'avertit de l'infection, pourquoi, pas plus que chez le vieillard, jamais une lueur d'espoir?
Source : Gallica

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