Résumé

Henry Figuet Étude du rythme couplé du coeur (1882)

Le phénomène qu'Hyde Salter a le premier décrit sous le nom de rythme couplé présente des caractères très nets, auxquels il doit une physionomie toute particulière ne permettant de le confondre avec aucune autre modification du mode fonctionnel du cœur.
Deux révolutions cardiaques se succèdent, liées, pour ainsi dire, l'une à l'autre ; l'une forte, l'autre faible ; la première parfaitement perceptible au pouls radial ; la seconde ne s'accusant que par le tracé sphygmographique : à l'auscultation du cœur, l'observateur note un nombre de systoles doubla des pulsations radiales.
Source : Gallica

Henry Figuet Étude du rythme couplé du coeur (1882)

Toutes les fois que la pression maximum dans le ventricule gauche n'atteint pas la valeur de la tension aortique, la systole est inefficace et n'envoie pas de sang dans les artères ; il faut, en effet, pour que le cœur puisse chasser l'ondée dans l'aorte, que la pression intracardiaque soit supérieure à celle de l'artère, et plus elle la dépasse, plus la quantité de sang lancée est considérable.
Source : Gallica

Henry Figuet Étude du rythme couplé du coeur (1882)

Ce phénomène éveille de suite l'idée de deux révolutions cardiaques fusionnées, mais il y a contre cette opinion une objection apparente, c'est que si l'on examine le pouls au niveau de la radiale en même temps que l'on ausculte le cœur, on constate avec étonnement un nombre de battements cardiaques supérieur à celui des pulsations radiales. Mais par l'étude attentive du pouls, on arrive à reconnaître que les pulsations radiales ne sont pas toutes de la même force. Il en existe, revenant régulièrement et correspondant au commencement du couple cardiaque, que l'on reconnaît très facilement
Source : Gallica

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