Nerf pneumogastrique

Définition et enjeux

Portrait de Saturnin Arloing Saturnin Arloing Traité d'anatomie comparée des animaux domestiques… (1903-1905)

Le nerf pneumogastrique, ou nerf vague, est aussi remarquable par son étendue que par la multiplicité des usages physiologiques qui lui sont dévolus. Il se prolonge en effet jusqu'au-delà de l'estomac, après avoir fourni à ce viscère au poumon, au cœur, au pharynx, au larynx, à l'œsophage, à la trachée et aux bronches une multitude de rameaux et avoir contracté nombre d'anastomoses avec les nerfs voisins, particulièrement avec les nerfs sympathiques.
Source : Gallica

Henri Vaquez Les Arythmies, par le Dr H. Vaquez… (1911)

Dans cette expérience, l'intégrité du nerf pneumogastrique est nécessaire à la production des phénomènes. Si on vient, en effet, à le sectionner, les modifications habituelles du pouls ne reparaissent pas lorsque l'animal recommence à soulever son thorax. Elles ne reparaissent pas non plus si, au lieu de sectionner le nerf, on le paralyse par l'action de l'atropine. Il faut donc nécessairement conclure que le pneumogastrique transmet au coeur le réflexe nerveux, d'où résulte l'irrégularité rythmique de ses battements.
Source : Gallica

Germain Sée Du Diagnostic et du traitement des maladies du coeur et en particulier de leurs formes anormales… (1883)

Une excitation modérée du nerf vague ou pneumogastrique ralentit les battements du coeur ; une excitation violente de ce même nerf arrête le coeur en diastole, ce qui crée un abaissement de la pression sanguine. Au contraire la section du nerf vague est suivie d'une accélération des contractions cardiaques. Le nerf pneumogastrique est donc par excellence un nerf modérateur ou nerf d'arrêt ; c'est, si l'on veut, le frein du coeur, c'est-à-dire du moteur central de la circulation.
Source : Gallica

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