Antoine-Joseph Jobert

Résumé

Antoine-Joseph Jobert Études sur le système nerveux. Tome 1 (1838)

L'absence de l'influx nerveux fait perdre aux parties organiques l'état qu'il leur donne par la circulation. Le nerf facial, ne communiquant plus avec les renflemens nerveux, enlève à la peau sa forme vitale, sa fermeté, sa résistance, son élasticité ; enfin, elle a pour ainsi dire moins de vie, parce que le cours du fluide nerveux est interrompu : elle n'est plus que comme un corps brillant dont l'éclat a disparu - avec celui de la lumière. Ce qui arrive pour la peau arrive aussi pour les muscles, les conduits et les vaisseaux sanguins.
Source : Gallica

Antoine-Joseph Jobert Études sur le système nerveux. Tome 1 (1838)

La coupe de la tête, la régularité des traits et le volume du nerf facial dans l'homme lui donnent cette supériorité si remarquable qu'il a sur tous les autres animaux : sa physionomie est animée de ce jeu harmonique des traits qui s'identifie si bien avec les sensations intimes et les impressions reçues. C'est donc au nerf facial que sont dus ces changemens incroyables qui se passent sur notre visage, et qui viennent révéler des mystères qu'une volonté ferme veut en vain dissimuler.
Source : Gallica

Antoine-Joseph Jobert Études sur le système nerveux. Tome 1 (1838)

Si l'on veut éprouver les facultés de ce nerf, et qu'il soit ou coupé, ou piqué, ou déchiré, l'animal ne manifeste aucune douleur ; il ne se présente aucun phénomène qui puisse faire croire qu'il appartienne a aucun des caractères des nerfs sensîtifs. Il est donc évidemment un simple conducteur des impressions odorantes, et alors il ressemble aux cordons anierieurs de la moelleépinière et aux racines des nerfs qui en naissent, puisque, comme nous l'avons dit plus haut, ceux-ci ne jouent qu'un rôle passif dans les fonctions du système nerveux.
Source : Gallica

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