Résumé

François Amant Bazin Du système nerveux, de la vie animale et de la vie végétative… (1841)

Dès-lors je commençai à regarder chaque ganglion comme le centre particulier d'un petit système nerveux, tout différent du cérébral, et distinct même des petits systèmes nerveux des autres ganglions. En considérant les fonctions des nerfs partant de ces centres, je me convainquis de plus en plus qu'ils n'appartenaient nullement au système cérébral. En effet, ces nerfs ont des propriétés toutes différentes des leurs, comme nous le verrons; ils ne servent point aux sensations; ils sont constamment étrangers à la locomotion volontaire ; on n'en voit que sur les organes de la vie intérieure.
Source : Gallica

François Amant Bazin Du système nerveux, de la vie animale et de la vie végétative… (1841)

La vie prend aux corps inertes les éléments dont elle compose l'organisme animal; elle se les soumet en les forçant à s'associer en nombre et en proportions nouvelles ou inconnues au règne inorganique ; les lois du règne minéral sont donc moins puissantes que celles de la vie. La vie générale n'a point de limite connue; mais la vie individuelle n'est qu'une onde qui s'élève et retombe pour reparaître encore et mourir. Tout ce qui a vécu vivra, et tout ce qui vit doit mourir
Source : Gallica

François Amant Bazin Du système nerveux, de la vie animale et de la vie végétative… (1841)

Si les nerfs de la moelle épinière ne faisaient que s'épanouir à leur passage par les ganglions en filets ténus, ce ne serait qu'une différence de forme et non de nature ; les propriétés devraient être les mêmes; pourquoi donc sont-elles si différentes, comme je le prouverai plus bas ?
Pourquoi, par là même qu'il sort d'un ganglion, un nerf ne communique-t-il plus de mouvements volontaires ? 40 Pourquoi la nature n'a-t-elle pas placé des ganglions dans les nerfs des membres comme dans ceux des autres parties?
Source : Gallica

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