Le fluide nerveux, concept central en physiologie et en médecine du XIXe siècle, désigne une force supposée régissant les fonctions du système nerveux. Les auteurs comme Antonin Bossu soulignent sa production omniprésente dans la substance nerveuse, tandis qu'Antoine-Joseph Jobert le compare à l'air, un agent vital animant les êtres vivants. Fulgence Fiévée de Jeumont, en revanche, le rattache à l'électromagnétisme, le considérant comme un phénomène occulte mais tangible.
Dr Garcin et Alphonse Chevillard explorent ses relations avec le sang et la volonté, illustrant ainsi une diversité d'approches, allant de la physiologie à la philosophie. Ce thème, ancré dans les débats sur le vitalisme et le magnétisme animal, révèle une tension entre expérimentation et hypothèse, comme le souligne Achille Comte, pour qui le fluide nerveux reste une conjecture mal définie.