Muscle squelettique

Définition et enjeux

Portrait de Henri-Étienne Beaunis Henri-Étienne Beaunis Nouveaux Éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie… (1894)

Un muscle n'agit jamais seul, tous les segments osseux dont se compose le squelette ayant une certaine mobilité les uns sur les autres ; pour qu'un muscle déplace par une de ses extrémités un os donné, il faut que l'autre extrémité soit immobile et que par suite l'os qui lui donne attache soit fixé par d'autres muscles, et ainsi de suite de proche en proche jusqu'aux parties centrales du squelette.
Source : Gallica

René Vaucaire Le corps humain (1923)

LES MUSCLES ET LES ARTICULATIONS. a a Que serait le squelette sans les muscles ! à supposer même que l'os ait double vie, il serait de lui-même incapable d'aucun mouvement ; le squelette se maintiendrait en place comme la charpente d'une toiture, mais rien de plus. Sans muscles, pas d'articulation, pas de mouvement, pas d'élasticité, aucune apparence de grâce et de vie, aucune beauté. Le muscle ou la chair fait toute la beauté du corps ; il donne l'idée matérielle de la beauté. Le squelette avec les muscles, c'est tout l'appareil locomoteur, la batterie avec ses accumulateurs, la vie animée.
Source : Gallica

Étienne Michel Van Kempen Traité d'anatomie descriptive et d'histologie spéciale (1854)

Les muscles ne se contractent que jusqu'à un certain point; un muscle détaché se raccourcit des trois-quarts de sa longueur; mais sur le squelette où il y a une résistance à vaincre , et où les surfaces articulaires opposent un certain obstacle, le raccourcissement des muscles n'est que du tiers environ de leur étendue ; de manière que sans leurs insertions au squelette, ils ne feraient que se raccourcir, sans produire un mouvement bien étendu.
Source : Gallica

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