Maurice Boudet de Pâris

Résumé

Maurice Boudet de Pâris De l'élasticité musculaire (1880)

Pour éviter tout malentendu, nous dirons qu'un muscle est faiblement élastique, quand il suffit d'une faible charge pour l'allonger; et fortement élastique, quand, au contraire, il faut une charge plus forte pour produire un allongement égal.
D'un autre côté, l'élasticité peut être parfaite ou imparfaite ; un muscle parfaitement élastique est celui qui revient facilement et complètement à la forme dont il a été écarté ; le muscle imparfaitement élastique n'y revient que d'une façon incomplète.
Source : Gallica

Maurice Boudet de Pâris De l'élasticité musculaire (1880)

D'ailleurs, on peut voir dans le tableau ci-dessus que, si l'élasticité du muscle desséché et anémié a augmenté, elle est en même temps devenue très imparfaite ; ce qui nous mène à dire que c'est la plus grande perfection de l'élasticité qui correspond au maximum de contractilité.
De ce qui précédé, nous tirons aussi cette autre conclusion que la contractilité augmente avec l'élasticité, mais seulement jusqu'à un certain degré au-delà duquel le muscle peut être considéré comme altéré dans sa composition ; l'élasticité seule peut continuer à s'accroître, tout en devenant imparfaite.
Source : Gallica

Maurice Boudet de Pâris De l'élasticité musculaire (1880)

Influence de la section du nerf. — Les expériences bien connues de Longet, d'Erb et de Vulpian ont démontré que la section des nerfs moteurs ou mixtes diminue ou même anéantit la contractilité musculaire. Quatre jours après leur section, le bout périphérique des nerfs moteurs ne transmet plus les excitations ; le muscle ne tarde pas à s'altérer, à s'atrophier, et au bout d'un temps variable, il perd sa contractilité propre, au moins en grande partie.
Source : Gallica

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