Isidor Rosenthal

Résumé

Isidor Rosenthal Les nerfs et les muscles (1878)

En quoi consiste d'une manière générale le travail musculaire ? Nous sommes autorisés à croire qu'ici, comme dans les autres cas, le travail ne naît pas spontanément, mais qu'il est produit aux dépens d'un effort.
Examinons le muscle à l'état d'activité : il s'y opère des réactions chimiques qui, il est vrai, ne sont pas encore complétement connues dans leurs détails, mais qui semblent être produites par l'oxydation d'une partie de la substance musculaire, puisqu'elles sont accompagnées de production de chaleur et d'acide carbonique.
Source : Gallica

Isidor Rosenthal Les nerfs et les muscles (1878)

Le carbone et l'oxygène peuvent rester des milliers d'années l'un à côté de l'autre sans se combiner. Intimement mêlés, comme dans la poudre à canon, ou encore plus rapprochés, comme dans la nitro-glycérine, ces corps restent en équilibre instable : une cause très-faible suffit pour amener leur combinaison en acide carbonique dont l'expansion produit un travail prodigieux. Le carbone et l'oxygène se trouvent aussi à l'état d'équilibre chimique instable dans le muscle, et l'excitation nerveuse détermine un dégagement de forces qui détruit l'équilibre 1.
Source : Gallica

Isidor Rosenthal Les nerfs et les muscles (1878)

Quand le muscle s'efforce de soulever le levier et que les poids tendent au contraire à l'abaisser, il est évident que la plus puissante de ces deux forces prendra le dessus. Il résulte de ce que nous venons de dire plus haut, que le muscle n'acquiert pas immédiatement la force de se contracter ; il ne l'acquiert que par degrés. Quand la force de contraction du muscle dépasse un tant soit peu la force de traction des poids, le muscle devient capable de soulever le levier et d'interrompre ainsi le courant qui mesure le temps.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature