Résumé

Portrait de Louis Félix Henneguy Louis Félix Henneguy Étude physiologique sur l'action des poisons (1875)

Tous les physiologistes ont reconnu depuis longtemps que les substances rangées sous les noms d'anesthésiques, éther, chloroforme, protoxyde d'azote, amylène, chloral, etc., l'opium et ses dérivés, sont des poisons des centres nerveux. Nous ne nous arrêterons pas longtemps sur cette classe de poisons, dont l'action n'est contestée par personne ; nous voulons seulement
indiquer ici la marche de l'empoisonnement par les principaux anesthésiques, pour rapprocher les symptômes observés de ceux qui se présentent dans d'autres intoxications.
Source : Gallica

Portrait de Louis Félix Henneguy Louis Félix Henneguy Étude physiologique sur l'action des poisons (1875)

ABSORPTION DES POISONS
Un poison ne peut agir qu'autant qu'il est absorbé, c'est-àdire qu'il se trouve en contact intime avec les éléments des tissus. Par quelque voie qu'ils soient introduits dans l'économie, la plupart des poisons ont un double mode d'action : une action locale, qui s'exerce sur les parties avec lesquelles le poison a été mis en contact ; une action générale, lorsque le poison a
été absorbé et répandu dans tous les organes par la circulation.
Source : Gallica

Portrait de Louis Félix Henneguy Louis Félix Henneguy Étude physiologique sur l'action des poisons (1875)

Les premiers symptômes de l'empoisonnement par l'atropine sont, chez l'homme : la sécheresse de la bouche et du gosier, une soif ardente, la dilatation extrême de la pupille, qui rend la vue nuageuse et confuse; une ivresse particulière, suivie de délire généralement gai et loquace, pouvant cependant se transformer en véritables accès de fureur. On observe aussi de la cardialgie, des coliques, des nausées et des vomisse ments. Les battements du cœur s'accélèrent et s'affaiblissent.
Source : Gallica

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