Chaleur corporelle

Définition et enjeux

William Little Hughes,  Ma maison : histoire familière de mon corps (1868)

“ Pourquoi donc l'homme vivant garde-t-il sa chaleur? Pourquoi l'air glacé ne lui emprunte-t-il pas cette chaleur, tout comme s'il s'agissait d'une masse de bois ou de fer ?
L'expérience nous démontre chaque jour que nous pouvons avoir très-froid aux mains et aux pieds, que notre visage peut être presque gelé, tandis que notre sang et notre chair conservent leur température ordinaire. Pourquoi, durant un hiver rigoureux, lorsque nous ne demeurons pas renfermés dans une salle bien close, le calorique ne s'échappera-t-il pas du corps humain aussi bien que des autres corps?
”
Source : Gallica

Portrait de William Harvey William Harvey,  La Circulation du sang

“ Ceux qui admettent la chaleur innée comme instrument général et universel de la nature et ceux qui professent la nécessité d’une chaleur répandue dans le corps pour réchauffer toutes les parties et leur conserver la vie trouvent, et non sans raison, que les substances corporelles ne sont pas assez mobiles pour expliquer la rapidité du cours du sang, surtout dans les émotions de l’âme. Aussi, pour les mouvements de cette chaleur, font-ils intervenir les esprits comme des corps très subtils et essentiellement pénétrants et mobiles. ”
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Portrait de Jean Jaurès Jean Jaurès,  De la réalité du monde sensible (1892)

“ Une chaleur douce se répandant dans l’organisme en favorise toutes les fonctions, une chaleur violente en dissocie tous les éléments. Dès lors, on peut dire qu’une sensation aura d’autant plus de chances de s’accommoder à l’organisme tout entier qu’elle sera formée de mouvements plus lents. Elle n’est plus alors seulement en harmonie avec la partie la plus excitée et la plus mobile des nerfs, mais, dans une certaine mesure, avec l’organisme tout entier. ”
Source : Wikisource

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