Résumé

Eugène Giraudet Essai sur les lois physiologiques de la chaleur humaine… (1878)

Si l'on songe, Messieurs, qu'aussi bien dans les régions glacées du pôle où le mercure se congèle que dans les zones torrides où le soleil projette verticalement ses rayons, nous pouvons supporter, la science aidant, des variations thermométriques dont la distance extrême est de 125 à 130 degrés, c'est-à-dire 25 ou 30 degrés de plus que l'échelle qui va de la glace fondante à l'eau bouillante ; l'esprit reste confondu en présence d'un tel fait d'où découle une admirable loi, celle de l'indépendance de la source de la chaleur humaine.
Source : Gallica

Eugène Giraudet Essai sur les lois physiologiques de la chaleur humaine… (1878)

Nous savons, en effet, messieurs, qu'il suffit de placer dans un milieu oxigéné un tissu quelconque détaché du corps d'un animal pour le voir dégager de l'acide carbonique ; chaque élément anatomique y participe. Nous savons aussi que toute la chaleur dégagée par la transformation en acide carbonique de l'oxigène inspiré fût-elle développée au sein des poumons, n'élèverait leur température que d'une fraction de degré incapable de produire la destruction de ces organes, comme on l'avait supposé.
Source : Gallica

Eugène Giraudet Essai sur les lois physiologiques de la chaleur humaine… (1878)

Cette loi de la transformation des forces, en éclairant des questions réputées impénétrables, s'est acquise une valeur si extraordinaire que pendant un certain temps 0:1 a cherché à la substituer à toutes les notions antérieures les mieux établies.
C'est ainsi, que certains physiologistes, plus poëtes que naturalistes, voyant la lumière se transformer en chaleur et celle-ci produire du mouvement, en ont conclu que le mouvement et la chaleur étaient aptes à produire les phénomènes de l'intelligence. De là, cette formule devenue si célèbre : « la pensée est un mouvement transformé. »
Source : Gallica

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