Résumé

Portrait de Claude Bernard Claude Bernard Leçons sur la chaleur animale, sur les effets de la chaleur et sur la fièvre (1876)

En effet, ce que nous voyons, c'est que dans un milieu extérieur plus chaud que son milieu intérieur, l'animal s'échauffe et tend à se mettre en équilibre de température avec l'atmosphère qui l'entoure. Or, la vie n'oppose réellement pas une résistance à cet échauffement, puisqu'un lapin vivant s'échauffe plus vite qu'un lapin mort. La vie accélère au contraire l'élévation de température, parce que la chaleur animale s'ajoute à la chaleur acquise, et parce que le renouvellement du sang, à la périphérie qui est la condition de réchauffement, se fait avec beaucoup plus d'activité.
Source : Gallica

Portrait de Claude Bernard Claude Bernard Leçons sur la chaleur animale, sur les effets de la chaleur et sur la fièvre (1876)

La chaleur qui se produit en tous lieux dans le corps vivant se perd aussi en tous lieux. Elle se dissipe comme dans les corps inertes, de la surface à la profondeur, par les mêmes causes, par le rayonnement, par la conductibilité, par l'évaporanon. Or, la température d'un organe dépend non-seulement de la chaleur qui s'y crée, mais aussi de la chaleur qui s'y perd et est la résultante d'un équilibre entre une production plus ou moins énergique et une déperdition plus ou moins active. Le refroidissement par les causes purement physiques a dono un rôle dans la question de la calorification.
Source : Gallica

Portrait de Claude Bernard Claude Bernard Leçons sur la chaleur animale, sur les effets de la chaleur et sur la fièvre (1876)

Le sang est pourpre, le sang veineux comme le sang artériel ; les vaisseaux, le foie, les poumons, le cœur, manifestent cette rutilance : la rate seule semble conserver une teinte plus livide.
Si l'on recueille le sang, on constate qu'il a perdu sa propriété ordinaire d'absorber l'oxygène : il est devenu inerte. C'est son élément actif, celui qui est chargé de l'échange avec l'atmosphère et de la fixation de l'oxygène, c'est le globule rouge qui est altéré. Une fois mis en présence de l'oxyde de carbone, il s'y combine et il reste
dorénavant indifférent pour l'oxygène.
Source : Gallica

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