Claude Bernard,
Leçons sur la chaleur animale, sur les effets de la chaleur et sur la fièvre
(1876)
“ En effet, ce que nous voyons, c'est que dans un milieu extérieur plus chaud que son milieu intérieur, l'animal s'échauffe et tend à se mettre en équilibre de température avec l'atmosphère qui l'entoure. Or, la vie n'oppose réellement pas une résistance à cet échauffement, puisqu'un lapin vivant s'échauffe plus vite qu'un lapin mort. La vie accélère au contraire l'élévation de température, parce que la chaleur animale s'ajoute à la chaleur acquise, et parce que le renouvellement du sang, à la périphérie qui est la condition de réchauffement, se fait avec beaucoup plus d'activité. ”
