Emile Bouant, Les grands froids
“ Les fleuves, dont la glace a suspendu le cours, La Dordogne et la Loire, et la Seine et le Rhône, Et le Rhin si rapide, et la vaste Garonne, Redemandent en vain les enfants de leurs eaux. L'homme faible et percé jusqu'au fond de ses os, Près d'un foyer ardent, croit tromper la froidure. Hélas! rien n'adoucit les tourments qu'il endure. L'impitoyable hiver le suit sous ses lambris, L'attaque à ses foyers, d'arbres entiers nourris, Le surprend dans sa couche, à ses côtés se place, L'assiège de frissons, le raidit et le glace. ”
