Jules Pizzetta, Le monde polaire (1877)
“ L'hiver augmente d'intensité, les longues nuits deviennent plus sombres, parce qu'une fine poussière de glace obscurcit l'air. Ce névé pénètre à travers les vêtements, entre dans les yeux et les narines et cause des souffrances inouïes. Les ours, les gloutons et les loups errent sur la terre couverte de neige, en quête d'une proie devenue de plus en plus rare, et font retentir la plaine de leurs sinistres hurlements. Chaque soir, lorsqu'on arrive au pied d'une montagne ou d'une roche qui puisse servir d'abri contre le vent du nord, la caravane campe. ”
