Jules Pizzetta

Résumé

Jules Pizzetta Le monde polaire (1877)

L'hiver augmente d'intensité, les longues nuits deviennent plus sombres, parce qu'une fine poussière de glace obscurcit l'air. Ce névé pénètre à travers les vêtements, entre dans les yeux et les narines et cause des souffrances inouïes. Les ours, les gloutons et les loups errent sur la terre couverte de neige, en quête d'une proie devenue de plus en plus rare, et font retentir la plaine de leurs sinistres hurlements. Chaque soir, lorsqu'on arrive au pied d'une montagne ou d'une roche qui puisse servir d'abri contre le vent du nord, la caravane campe.
Source : Gallica

Jules Pizzetta Le monde polaire (1877)

Généralement, tout le bassin est rempli jusqu'au bord d'une eau couleur vert de mer, pure comme le cristal et d'une température de 82 à 85 degrés. Étonné de sa tranquillité, le voyageur a peine à se figurer qu'il est en face du fameux Geyser; mais tout à coup un grondement souterrain se fait entendre; la terre tremble sous ses pieds, l'eau du bassin commence à siffler ; de grosses bulles de vapeur sortent du tube et viennent crever à la surface, comme si le liquide bouillait, et, à chaque instant, il s'attend à voir le grand spectacle du jaillissement des eaux
Source : Gallica

Jules Pizzetta Le monde polaire (1877)

A 50 milles d'Hammerfest est le fameux cap Nord, dont les falaises rocheuses s'élèvent à 314 mètres, comme un rempart à pic au-dessus de l'Océan.
Autour de ces immenses rochers, la mer n'est jamais calme. Même lorsque le vent se tait, les longues vagues de l'océan Glacial roulent avec fracas. La côte est hérissée de brisants où les flots impétueux se précipitent en écumant avec un rugissement pareil au bruit du tonnerre. Cette haute muraille de granit, constamment battue par les vagues et par les orages, et sillonnée de toutes parts par les torrents de neige, s'élève comme un rempart escarpé
Source : Gallica

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