Bœuf musqué

Définition et enjeux

Portrait de Charles John Cornish Charles John Cornish Les animaux vivants du monde : histoire naturelle illustrée d'après la photographie directe… (1930-1931)

Le bœuf musqué galope à une
très grande allure quand on le chasse à découvert, et l'escarpement d'une montagne ne le gêne pas plus que la chèvre. S'il est gras, sa chair constitue une nourriture très supportable; mais s'il est maigre, le goût de musc est tout à fait désagréable. Sa robe est brun sombre; on la recherche beaucoup actuellement au Canada comme couverture pour le traîneau. Ce remarquable animal semble être une forme intermédiaire, à égale distance des bœufs et des moutons.
Chez les boviens sauvages et chez ceux qui ont été domestiqués se retrouvent les mêmes caractères généraux
Source : Gallica

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp L’Alimentation de Paris

Sans un cri, sans un mugissement, le bœuf tombe sur les genoux et se laisse glisser sur le flanc. Dans son œil, qui roule et semble vouloir sortir de l’orbite, se peint un étonnement sans nom; il pousse un souffle bruyant par ses naseaux dilatés, parfois il cherche à se relever, et tourne avec effort sa pauvre tête alourdie.
Source : Wikisource

Portrait de Jules Renard Jules Renard Histoires naturelles

Il n'y a qu'un chêne au milieu du pré, et les bœufs occupent toute l'ombre de ses feuilles.
La tête basse, ils font les cornes au soleil.
Ils seraient bien, sans les mouches. Mais aujourd'hui, vraiment, elles dévorent. Acres et nombreuses, les noires se collent par plaques de suie aux yeux, aux narines, aux coins des lèvres même, et les vertes sucent de préférence la dernière écorchure.
Quand un bœuf remue son tablier de cuir, ou frappe du sabot la terre sèche, le nuage de mouches se déplace avec murmure. On dirait qu'elles fermentent.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature