B. Claudien Buisson

Résumé

B. Claudien Buisson Du bœuf agenais

De tous les animaux domestiques que notre pays voit naître et se multiplier, l’espèce la plus précieuse et la plus productive est sans contredit celle bovine. C’est la source de toutes nos richesses, le but de notre sollicitude continuelle. Le Bœuf est, en effet, l’animal par excellence à élever et à propager dans beaucoup de vastes contrées, dans toutes celles abondantes en fourrages et en pâturages, notamment dans le département du Lot-et-Garonne. C’est lui qui, sous un climat et des soins particuliers, y prospère le mieux, qui sert le plus aux besoins de l’agriculture.
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B. Claudien Buisson Du bœuf agenais

Ce n’est pas assez pour nous qu’il sacrifie sa plus belle carrière, je veux dire, qu’il dévoue avec bonté et constance le temps et la force qui caractérisent son âge adulte, à des travaux non interrompus ; après sa mort, il est pour nous un aliment justement considéré comme le plus sain et le plus agréable, comme le plus succulent et le plus nutritif de tous ceux adoptés pour la nourriture de l’homme ; sa chair est un mets universel ; sa peau, son poil, ses cornes, jusqu’à ses os et ses sabots sont conservés et utilement employés pour les arts, nos usages et nos besoins.
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B. Claudien Buisson Du bœuf agenais

Si l’état de civilisation dans lequel nous vivons avait pour base d’instruction l’agriculture ; si les hommes, par de sages réflexions, se pénétraient que c’est par elle qu’ils prospèrent, que c’est à elle qu’ils doivent l’entretien de l’existence sociale, ne se feraient-ils pas un devoir, un honneur de l’approfondir, d’en associer l’étude avec les autres sciences, auxquelles ils se livrent avec tant d’empressement ?
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