Max Buchon

Max Buchon

Résumé

Portrait de Max Buchon Max Buchon,  Le Matachin : romans (1858)

“ La Fifine semble heureuse, mais recueillie. Quant a Manuel, il n'ose encore étendre son grand bras que sur le dos de la chaise de la Fifine. Son admiration craintive a quelque chose de pareil à celle d'un enfantée van t la bulle de savon qu'il vient de gonfler au bout de sa pipe de terre. Au moindre mouvement, il tremble que tout ne s'évanouisse. Pour la Jeanne-Antoine, l'étreinte caressante de ce bras la reporte malgré elle à quarante ans en arrière. Tout cela, à elle aussi, lui semble un rêve dont le moindre choc va la réveiller. Et cependant Josillon regarde toujours la Fifine. ”
Source : Gallica

Portrait de Max Buchon Max Buchon,  Le Matachin : romans (1877)

“ Le grenier à foin de la Jeanne-Antoine est plein comme un œuf. Les blés et les avoines finissent de mûrir. Comme il ne pleut plus depuis quinze jours, l'air devient lourd; la terre des sentiers se gerce en mille et mille crevasses. Les mouches tourmentent les bestiaux, et le soir, quand du haut du village on se met à regarder, dans la direction du Chalème, le soleil couchant, on ne sait vraiment plus si l'on est à Villeneuve ou en Afrique, tant le ciel et la terre semblent tous deux chauffés à blanc.
Josillon, lui aussi, a fini de rebiner et d'ebourgeonner ses vignes.
”
Source : Gallica

Portrait de Max Buchon Max Buchon,  Le Matachin : romans (1858)

“ Comme la Sainte-Fifine et la Saint-Josillon ne constituent qu'une seule et même fête, la Saint-Joseph, tous les ans, ce jour-là, il y a grande fête au logis. Dans les années de bonne récolte, on y danse même quelquefois, en petit cercle, et alors Josillon n'est certes pas le moins dégourdi de la bande.
C'est qu'il n'est pas, lui, de ces vieillards atrabilaires qui semblent-faire les jeunes gens responsables de leurs cheveux blancs et de leurs catarrhes. Il sait que le meilleur moyen pour se faire aimer, c'est d'être toujours aimable.
”
Source : Gallica

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